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Cassis

RIBES NIGRUM

Le cassis, encore appelé Ribes nigrum, fait partie de la famille des Grossulariacées. C’est le fruit du cassissier, qui est un arbrisseau buissonnant et touffu, de 1 m à 1,5 m de hauteur.

Il est originaire d’Europe centrale et du nord de l’Asie, et 80% de la production mondiale de cassis est européenne. Il était déjà utilisé au Moyen-Age pour ses vertus thérapeutiques, notamment pour traiter la goutte. On utilise la feuille, le fruit, et les bourgeons en phytothérapie.

PROPRIÉTÉS

  • Composition biochimique :

La feuille contient des flavonoïdes (quercétol, kaempférol, catéchol, épicatéchol), des tanins, des anthocyanes (cyanidine, delphinidine, péonidine, malvidine), des acides phénols comme l’acide caféique et l’acide chlorogénique. Le fruit est très riche en vitamine C, et contient aussi des polyphénols (flavonoïdes, anthocyanosides, ellagitanins et lignages), des caroténoïdes (bêtacarotène, lutéine, zéaxanthine) et des polysaccharides (CAPS : cassis polysaccharides). En outre, l’huile issue des graines est riche en acides gras polyinsaturés (GOPALAN & al., 2012).

  • Effets antioxydants :

Le cassis piège les radicaux libres, s’oppose à la lipoperoxydation. Il améliore la viabilité cellulaire, diminue les taux de MDA qui est un marqueur de stress oxydant, et diminue la mort cellulaire induite par le peroxyde d’oxygène (GARBACKI & al., 2005 ; JIA & al., 2014). Il augmente l’activité des enzymes antioxydantes telles que la SOD et la glutathion peroxydase (GOPALAN & al., 2012).

  • Effets anti-inflammatoires :

La feuille de cassis possède des propriétés anti-inflammatoires et diminue l’œdème inflammatoire induit par la carraghénane chez le rat (DECLUME & al., 1989 ; GARBACKI & al., 2004).

Chez le rat, les proanthocyanidines isolées de la feuille de cassis inhibent l’infiltration leucocytaire. Ce mécanisme peut s’expliquer par l’inhibition des molécules d’adhésion endothéliale ICAM-1 et VCAM-1, et par une diminution de la transcription du VEGF induite par le TNF-α (GARBACKI & al., 2005).

In vitro, les prodelphinidines de cassis diminuent la production des prostaglandines en inhibant les cyclo-oxygénases et augmentent la production des constituants du tissu cartilagineux (collagène II et protéoglycanes). Par conséquent, il possède un rôle bénéfique dans l’ostéoarthrite (GARBACKI & al., 2002).

Chez des souris atteintes de dermatite atopique, le cassis et ses polysaccharides améliorent de manière dose-dépendante les signes cliniques liés à l’atopie. En outre, ils diminuent la concentration sérique en immunoglobulines de type E ainsi que l’infiltration de mastocytes au niveau du derme (ASHIGA & al., 2017).

  • Effets sur la vision :

Les anthocyanes du cassis agissent sur la régénération de la rhodopsine, un pigment qui permet l’adaptation à la pénombre, améliorant ainsi la vision nocturne. Ils diminuent les symptômes liés à la fatigue oculaire chez des patients travaillant sur des écrans à une dose de 50 mg/jour (NAKAISHI & al., 2000).

Une étude portant sur la consommation de cassis par le rat et le lapin démontre que l’on retrouve les anthocyanes sous leur forme intacte au niveau de la cornée, de l’humeur aqueuse, des corps ciliaires, de la sclère et de la rétine. Cela signifie que les anthocyanes passent les barrières hémato-rétinienne et hémato-aqueuse (MATSUMOTO & al., 2006).

Les anthocyanes améliorent le flux sanguin au niveau du nerf optique et de la rétine, tout en augmentant et normalisant la concentration en endothéline-1 chez des patients atteints de glaucome (OHGURO & al., 2007).

  • Effets neuroprotecteurs :

Le cassis améliore la transduction du signal neuronal mesurée par la libération de dopamine par le striatum. De plus, les polyphénols contenus dans le cassis restaurent la capacité du cerveau à générer une réponse neuroprotectrice au stress chez le rat (SHUKITT-HAL & al., 2005). Il diminue la mort neuronale induite par la roténone. Les extraits de plantes riches en anthocyanes et proanthocyanidines présentent une plus grande activité neuroprotectrice que les extraits riches en autres polyphénols (STRATHEARN & al., 2014).

  • Effets immunostimulants :

Les polysaccharides contenus dans le cassis (CAPS) possèdent un effet immunostimulant. Ils stimulent l’activité des macrophages, possèdent une activité antitumorale et stimulent la libération d’IL-2, d’IL-10, d’interféron-γ et d’IL-4 par les splénocytes in vitro (TAKATA & al., 2005). Ils induisent l’activation des cellules dendritiques de manière dépendante du récepteur TLR4 et activent la libération de cytokines de type Th1 (ASHIGAI & al., 2017).

Le cassis possède des propriétés antivirales in vitro et in vivo contre le virus Influenza A en interférant avec l’internalisation du virus, limitant ainsi son entrée dans les cellules hôtes (EHRHARDT & al., 2013 ; SEKIZAWA & al., 2013 ; HAASBACH & al., 2014).

  • Effets anti-génotoxique et antitumoral :

Dans des lignées de cellules humaines in vitro, le cassis limite les lésions de l’ADN induites par l’eau oxygénée et possède par conséquent un effet anti-génotoxique puisqu’il réduit l’instabilité génomique. Ces effets semblent liés à ses composés antioxydants tels que les polyphénols et l’acide L-ascorbique (YAMAMOTO & al., 2014).

Dans un modèle de tumeur hépatique induite chez le rat, le cassis diminue de façon dose-dépendante l’incidence, le nombre, la taille et le volume des nodules hépatiques pré néoplasiques. Il inhibe la prolifération cellulaire anormale et favorise l’apoptose des cellules tumorales (BISHAYEE & al., 2011).

  • Rôle bénéfique dans différentes affections cardiovasculaires :

Chez des rats souffrant d’hypertension spontanée, l’administration d’huile de cassis induit une diminution de la pression artérielle (ENGLER & al., 1993).

Il a été démontré que le cassis augmente la synthèse de NO. Il induit une vasorelaxation dépendante de l’endothélium par le biais des récepteurs endothéliaux de l’histamine H1 (NAKAMURA & al., 2002).

L’huile de cassis, associée au poisson et à l’huile d’olive, diminue les taux sériques de thromboxane B2, un métabolite du thromboxane A2 qui est un facteur pro-thrombotique libéré par les plaquettes activées. Par conséquent, elle diminue le risque de formation de thrombus et d’accidents cardiovasculaires (PREGNOLATO & al., 1996).

Pour un coup de fouet délicieux, pensez au cassis !

Produits Miloa concernés :